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Notre vision du canton et de la société

1. L’État

a) Un État au service des citoyens

L’État doit garantir la cohésion de la société, assurer la sécurité juridique et offrir des services publics de qualité. Son rôle est essentiel dans les domaines régaliens, dans la protection des plus vulnérables et dans l’entretien des infrastructures indispensables au bon fonctionnement du canton.

Cependant, l’État ne doit pas se substituer à la responsabilité individuelle, familiale, associative ou entrepreneuriale. Une société équilibrée repose sur la complémentarité entre initiative privée, engagement citoyen et action publique.

Nous défendons :

  • un État efficace plutôt que bureaucratique ;
  • un État accessible plutôt que distant ;
  • un État responsable plutôt que dépensier ;
  • un État stratégique plutôt qu’envahissant.

b) La subsidiarité comme principe fondamental

Les décisions doivent être prises au niveau le plus proche possible des citoyens. Les communes constituent le socle vivant de la démocratie suisse et doivent conserver des compétences fortes ainsi qu’une réelle autonomie d’action.

Le canton doit soutenir les communes sans les affaiblir par une centralisation excessive et des mesures de contrôle incessantes. Les réalités locales doivent être respectées, car les besoins d’un village, d’une ville ou d’une région ne sont pas toujours identiques.

Les communes ne sont pas seulement des entités administratives. Elles constituent le premier lieu d’exercice de la citoyenneté, de la responsabilité politique et de la solidarité concrète.

Nous croyons à une gouvernance fondée sur :

  • la confiance ;
  • la coopération ;
  • la proximité ;
  • la responsabilité partagée.

c) Une gestion publique durable

Les finances publiques doivent être gérées avec sérieux et transparence. Les générations futures ne doivent pas porter le poids de décisions à court terme ou d’un endettement excessif.

Chaque dépense publique doit répondre à une utilité réelle et être évaluée selon son efficacité. L’action publique doit viser des résultats concrets plutôt qu’une accumulation de procédures.

Nous soutenons :

  • des finances équilibrées ;
  • une administration moderne et efficiente ;
  • des investissements utiles et durables ;
  • une culture de l’évaluation des politiques publiques.

2. L’économie

a) Une économie au service de la prospérité collective

Une économie dynamique constitue la base de la prospérité, de l’emploi et du financement des prestations publiques. Nous croyons en une économie sociale de marché qui concilie liberté d’entreprendre, responsabilité sociale et durabilité.

Les entrepreneurs, indépendants, PME, artisans, agriculteurs et acteurs locaux sont les piliers du tissu économique cantonal. Leur capacité d’innovation et d’engagement doit être encouragée plutôt qu’entravée.

Nous reconnaissons également la valeur des formes coopératives, mutualistes et associatives d’organisation économique qui permettent de concilier initiative privée, enracinement local et intérêt collectif.

Nous défendons une économie :

  • innovante ;
  • compétitive ;
  • responsable ;
  • ancrée localement.

b) La valorisation du travail et de l’initiative

Le travail demeure un facteur essentiel de dignité, d’autonomie et d’intégration sociale. L’effort, l’engagement et la prise de responsabilité doivent être reconnus et encouragés.

L’État doit créer des conditions-cadres favorables à l’activité économique :

  • une stabilité réglementaire ;
  • une fiscalité équilibrée ;
  • des infrastructures performantes ;
  • une simplification administrative ;
  • un soutien à la formation et à l’apprentissage.

c) L’équilibre entre économie et durabilité

La prospérité économique et la préservation du cadre de vie ne s’opposent pas. Le développement durable repose sur l’innovation, la responsabilité et la planification à long terme.

Nous encourageons :

  • l’innovation technologique ;
  • l’économie circulaire ;
  • l’efficience énergétique ;
  • les circuits courts ;
  • les investissements durables ;
  • les partenariats entre secteurs public et privé.

La transition environnementale doit être réaliste, progressive et compatible avec la compétitivité économique ainsi qu’avec le pouvoir d’achat de la population.

Nous croyons à une transition écologique fondée sur la responsabilité, l’innovation et l’ancrage local. La transition énergétique ne peut réussir durablement par la contrainte administrative seule ; elle doit s’appuyer sur les communes, les entreprises, les agriculteurs, les propriétaires, les associations et les citoyens eux-mêmes.


3. La démocratie

a) Une démocratie de proximité

La démocratie suisse repose sur la confiance entre les citoyens et les institutions. Cette confiance se construit par la transparence, l’écoute et la participation.

Nous sommes attachés :

  • à la démocratie directe ;
  • au fédéralisme ;
  • à l’autonomie communale ;
  • au dialogue entre autorités et population.

Les citoyens doivent pouvoir comprendre les décisions publiques et participer aux choix qui façonnent leur cadre de vie.

b) Le dialogue plutôt que la polarisation

Nous refusons une politique fondée sur la confrontation permanente, les caricatures ou les divisions artificielles. Les défis complexes exigent des solutions construites collectivement et capables de rassembler durablement.

Le compromis n’est pas une faiblesse ; il constitue l’une des grandes forces du modèle suisse lorsqu’il permet de concilier des intérêts légitimes et de préserver la cohésion sociale.

Nous défendons :

  • une culture du respect ;
  • une politique de solutions ;
  • des débats fondés sur les faits ;
  • des institutions stables et crédibles.

c) Une citoyenneté active

La démocratie ne se limite pas au vote. Elle repose également sur l’engagement associatif, la participation locale, le bénévolat et la responsabilité civique.

L’État doit encourager :

  • la participation des jeunes ;
  • la vie associative ;
  • l’engagement citoyen ;
  • le dialogue intergénérationnel ;
  • l’intégration par la participation à la vie locale.

d) Une démocratie fondée sur la confiance

La démocratie repose sur la confiance réciproque entre les citoyens et les institutions. Une société fondée sur la confiance favorise davantage la responsabilité que la multiplication des contrôles, des procédures et des réglementations.


4. Le territoire

a) Des régions fortes et complémentaires

Chaque région possède ses spécificités, ses besoins et ses atouts. Le développement cantonal doit reconnaître cette diversité et éviter les déséquilibres territoriaux. Son développement doit préserver la qualité de vie des habitants, l’identité des communes et les équilibres naturels.

Nous défendons :

  • des communes vivantes ;
  • des centres régionaux attractifs ;
  • des infrastructures adaptées ;
  • une mobilité cohérente ;
  • une coopération équilibrée entre villes et villages.

b) Une mobilité pensée pour les habitants

La mobilité doit être considérée comme un outil de qualité de vie et de cohésion territoriale. Les infrastructures doivent répondre aux besoins réels des habitants et des entreprises.

Nous soutenons :

  • des transports publics performants ;
  • une mobilité multimodale ;
  • des infrastructures routières entretenues ;
  • des déplacements fluides et sûrs ;
  • une planification cohérente entre urbanisme et mobilité.

c) Nos traditions et notre identité locale

Les traditions locales, la vie associative, les manifestations populaires et le patrimoine culturel participent pleinement à l’identité et à la cohésion de notre canton. Ils créent du lien entre les générations et renforcent le sentiment d’appartenance aux communes et aux régions.

Le canton de Vaud s’est construit autour de ses communes, de ses régions, de ses traditions civiques et de la richesse de ses paysages. Cette diversité constitue une force qu’il convient de préserver et de transmettre.

Notre parti considère que le développement du canton doit s’accompagner de la préservation de ses racines, de ses savoir-faire et de ses traditions vivantes. La modernité ne doit pas effacer l’identité locale, mais s’appuyer sur elle pour construire un avenir harmonieux et humain.

Nous encourageons :

  • la valorisation des traditions locales et régionales ;
  • le tissu associatif et bénévole ;
  • les manifestations populaires et culturelles ;
  • la transmission du patrimoine historique et culturel ;
  • les initiatives favorisant la cohésion entre générations et entre habitants.

d) Un canton préparé pour l’avenir

Le développement territorial doit être pensé sur le long terme. Les décisions prises aujourd’hui façonnent durablement le cadre de vie des générations futures.

Nous voulons un canton :

  • attractif ;
  • durable ;
  • humain ;
  • innovant ;
  • fidèle à son identité et à ses paysages ;
  • capable de maîtriser sa croissance sans renoncer à son dynamisme.